Sclérose en plaques (SEP)

Comprendre la sclérose en plaques, mieux repérer les signes et accompagner le quotidien

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Consultez d'abord votre médecin avant de faire appel aux pratiques complémentaires.

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique chronique, imprévisible, qui touche environ 120 000 personnes en France, avec plus de 4 000 nouveaux diagnostics chaque année.

Maladie “invisible” par excellence, elle bouleverse la vie quotidienne des patients et de leurs proches : fatigue, troubles moteurs, troubles de la vision, difficultés cognitives…

Le diagnostic, longtemps source d’angoisse et d’incertitude, bénéficie aujourd’hui de progrès majeurs dans la prise en charge, permettant une meilleure qualité de vie et de nouveaux espoirs pour les personnes concernées.

Cette fiche vise à offrir des repères clairs, des conseils concrets et une information fiable, pour comprendre la SEP, identifier les situations à risque et agir au quotidien.

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Sommaire

Qu’est-ce que la sclérose en plaques ?

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune du système nerveux central, où le système immunitaire attaque par erreur la myéline, gaine protectrice des fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière.

Ce processus entraîne des lésions (“plaques”) qui perturbent la transmission des messages nerveux.


Principales formes de SEP :

  • SEP rémittente-récurrente (85 % des cas au diagnostic)
    La maladie évolue par “poussées” : apparition soudaine de nouveaux symptômes ou aggravation de troubles, suivie d’une phase de rémission partielle ou complète.
  • SEP progressive secondaire
    Après plusieurs années de forme rémittente, la maladie évolue sans véritables poussées, mais avec une aggravation progressive des symptômes.
  • SEP progressive primaire (10 à 15 % des cas)
    D’évolution lente, sans véritables poussées, les symptômes s’installent progressivement dès le début de la maladie.

À noter : La SEP n’est pas contagieuse, ni héréditaire au sens strict, mais certains facteurs génétiques et environnementaux augmentent le risque (carences en vitamine D, tabac, infections virales…).

Comment la sclérose en plaques peut-elle impacter le quotidien ?

L’expression de la SEP varie d’une personne à l’autre, ce qui en fait une maladie souvent difficile à expliquer et à comprendre.


Symptômes typiques et conséquences :

  • Fatigue chronique (l’un des symptômes les plus fréquents et invalidants, sans rapport avec l’effort)
  • Troubles moteurs : faiblesse musculaire, maladresse, troubles de la marche, paralysies partielles
  • Troubles de la vision : vision double, baisse brutale de la vue, douleur à l’œil (névrite optique)
  • Troubles sensitifs : fourmillements, engourdissements, douleurs, sensations anormales (picotements, brûlures)
  • Troubles de l’équilibre et de la coordination : chutes, vertiges, difficultés à marcher en ligne droite
  • Troubles urinaires ou digestifs : envies fréquentes d’uriner, incontinence, constipation
  • Troubles cognitifs : difficultés de concentration, mémoire, organisation
  • Troubles émotionnels et psychologiques : anxiété, dépression, fluctuations de l’humeur

Le quotidien avec la SEP :

  • Difficultés à maintenir une vie professionnelle : absentéisme, nécessité d’adaptation du poste, fatigue imprévisible
  • Difficultés dans la vie sociale : annulations fréquentes, peur de ne pas suivre le rythme, incompréhension de l’entourage (“Tu as l’air en forme, mais tu es tout le temps fatigué…”)
  • Retentissement sur la vie familiale : gestion du couple, parentalité, besoin d’aide croissant selon l’évolution
  • Modification de l’image de soi, sentiment de perte d’autonomie, repli sur soi

Exemples concrets :

  • “Je dois prévoir mes sorties en fonction de l’accessibilité, des toilettes, des pauses possibles”
  • “Mon entourage pense que je me plains pour rien, alors que la fatigue ou la douleur sont bien réelles”

Quand faut-il consulter ?

La SEP peut débuter par des signes très variés. Il est essentiel de consulter rapidement en cas de :

  • Apparition brutale ou persistante de troubles moteurs, sensitifs, visuels ou de l’équilibre, inexpliqués par une autre cause
  • Troubles urinaires ou sexuels récents, associés à d’autres symptômes neurologiques
  • Toute nouvelle “poussée” : aggravation ou apparition de symptômes neurologiques durant plus de 24 h, sans fièvre ni infection associée
  • Récidive de symptômes déjà connus, avec impact sur le quotidien

Le diagnostic est posé par un neurologue, sur la base de l’interrogatoire, d’un examen clinique approfondi, d’IRM cérébrale et médullaire, et parfois d’une ponction lombaire ou d’analyses sanguines.

Un diagnostic et une prise en charge précoces améliorent nettement le pronostic et permettent d’initier rapidement les traitements et l’accompagnement adaptés.

Quel accompagnement peut aider ?

La prise en charge de la SEP est globale, personnalisée et pluridisciplinaire.


Accompagnement médical et neurologique :

  • Traitements de fond : immunomodulateurs, immunosuppresseurs (objectif : diminuer la fréquence et la sévérité des poussées)
  • Traitement des poussées : corticoïdes en cures courtes pour réduire l’inflammation et accélérer la récupération
  • Traitements symptomatiques : antidouleurs, anti-spastiques, rééducation, soutien psychologique
  • Surveillance rapprochée : IRM régulières, consultations neurologiques, suivi des effets secondaires

Rééducation et accompagnement quotidien :

  • Kinésithérapie : entretien musculaire, rééducation de la marche et de l’équilibre, prévention des chutes
  • Ergothérapie : adaptation du domicile, aides techniques, gestes économiseurs d’énergie
  • Orthophonie : soutien des troubles de la parole, de la déglutition ou de la cognition
  • Soutien psychologique : gestion de l’anxiété, de la dépression, du stress lié à l’incertitude de la maladie

Conseils pratiques :

  • Rythme de vie adapté : apprendre à anticiper et répartir ses efforts dans la journée, intégrer des temps de repos
  • Maintenir une activité physique adaptée : marche, piscine, activités douces selon capacités et conseils du médecin
  • Adapter son environnement : accessibilité, planification des déplacements, aides techniques
  • Informer et impliquer l’entourage : expliquer la maladie, verbaliser ses besoins, favoriser la compréhension et l’entraide

Soutenir un proche atteint de SEP :

  • Écouter sans minimiser la souffrance, même si les symptômes sont “invisibles”
  • Respecter les moments de fatigue, les besoins d’aide ou de repos
  • Encourager le maintien des activités plaisantes et de la vie sociale
  • Se renseigner auprès d’associations, groupes de parole, réseaux de soutien familial

À éviter :

  • Forcer la personne à dépasser ses limites, culpabiliser sur la fatigue
  • Penser que “tout est dans la tête” ou que “ça va passer tout seul”
  • Décider pour la personne sans son consentement

Ressources utiles :

  • Associations : AFSEP (Association Française des Sclérosés en Plaques), Ligue Française contre la SEP, Notre Sclérose
  • Réseaux de soins spécialisés, plateformes d’écoute, forums dédiés
  • Professionnels : neurologues, infirmiers, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues

Quelles approches bien-être peuvent être utiles ?

En complément du suivi médical, certaines méthodes améliorent la qualité de vie :

  • Sophrologie, relaxation, méditation pleine conscience : gestion du stress, acceptation du diagnostic, amélioration du sommeil
  • Activité physique adaptée : gymnastique douce, yoga, natation (selon possibilités et accord médical)
  • Groupes de parole, ateliers d’éducation thérapeutique : échange d’astuces, lutte contre l’isolement, encouragement à l’autonomie
  • Art-thérapie, musicothérapie, ateliers créatifs : expression émotionnelle, estime de soi, plaisir retrouvé
  • Techniques d’économie d’énergie : planification des activités, pauses, gestion des priorités

Conseils de prudence : toujours demander l’avis du neurologue, éviter toute méthode “miracle” non validée

Comment choisir un praticien adapté ?

Critères essentiels :

  • Expérience confirmée dans la prise en charge des maladies neurologiques chroniques
  • Formation reconnue (neurologue, kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, psychologue…)
  • Capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire et à coordonner le suivi
  • Écoute, pédagogie, respect de la confidentialité et du rythme de la personne

Sur Pratisoins : chaque fiche praticien précise ses spécialités, ses méthodes, son engagement qualité

À retenir / Points clés

  • La sclérose en plaques est une maladie neurologique chronique, évolutive, imprévisible et différente pour chaque patient
  • Diagnostic précoce, traitements adaptés et accompagnement pluridisciplinaire améliorent nettement la qualité de vie
  • Fatigue, troubles moteurs, cognitifs et émotionnels : l’impact est global mais peut être limité par des adaptations personnalisées
  • La SEP n’empêche pas de mener une vie riche, active et engagée : de nombreux patients travaillent, fondent une famille, poursuivent leurs passions
  • Le soutien de l’entourage et l’accès à l’information sont des piliers du mieux-être

FAQ

Quels sont les premiers signes de la SEP ?

Fatigue intense, troubles moteurs ou sensitifs, vision double ou floue, troubles de l’équilibre, fourmillements, engourdissements.

La sclérose en plaques est-elle une maladie héréditaire ?

Le risque est légèrement augmenté en cas d’antécédents familiaux, mais la SEP n’est pas une maladie strictement héréditaire. D’autres facteurs interviennent (environnement, infections…).

Peut-on vivre normalement avec une SEP ?

De nombreuses personnes atteintes de SEP mènent une vie active, familiale, professionnelle : la maladie nécessite des adaptations, mais ne condamne pas à l’invalidité.

Les traitements actuels sont-ils efficaces ?

Oui, ils permettent de réduire la fréquence et l’intensité des poussées, de ralentir la progression et d’améliorer le confort de vie.

Qu’est-ce qu’une poussée ?

Aggravation ou apparition soudaine de symptômes neurologiques durant plus de 24 h (sans fièvre ni infection), nécessitant une prise en charge rapide.

SEP : quelles adaptations au travail ?

Aménagements d’horaires, poste adapté, télétravail, pauses fréquentes, soutien du médecin du travail et de la MDPH si besoin.

Peut-on avoir des enfants avec une SEP ?

Oui, la grossesse et la parentalité sont possibles : il faut adapter le suivi, organiser les soins, mais la SEP ne contre-indique pas une vie de famille.

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Ce contenu a été relu par un professionnel partenaire Pratisoins.

Expérience de terrain : cette approche est recommandée par des praticiens locaux.

Sources : HAS, Inserm, AFSEP, Ligue Française contre la SEP, OMS, Passeport Santé, Vidal, Santé publique France.

Ce contenu ne remplace pas un avis médical personnalisé. Pour toute question, consultez un professionnel de santé.

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